Vivre avec un au pair digital native

  • Juin 29, 2018
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Lorsqu’on accueille un jeune au pair, au delà de la différence culturelle, la différence intergénérationnelle est également un point à considérer pour une expérience réussie. 

La plupart sont nés avec internet, ont toujours connu les smartphones et les réseaux sociaux quand au même âge vous faisiez vos études en utilisant des disquettes et aviez au mieux un Ola d’Itinéris en guise de portable !

Difficile donc de toujours se comprendre même si notre génération devient de plus en plus connectée et ouverte aux nouvelles technologies (mais nous ne serons jamais des digital native).

Voici quelques questions donc que vous pouvez vous poser en accueillant un jeune entre 18 ans et 25 ans. 

#1. Mon au pair passe toute la soirée sur Skype avec sa famille jusque tard dans la nuit

Questionnement : Vous êtes peut être inquiet que l’au pair ne soit pas assez en forme pour s’occuper des enfants le lendemain. Vous pouvez vous demander si l’au pair n’a pas le mal du pays.

En pratique : Si l’au pair a terminé sa journée (voir son planning), il est dans son droit d’utiliser son temps libre comme il le souhaite. Il est important de respecter son espace vital, ses besoins lorsqu’il n’est plus dans ces heures de travail.

En revanche, si l’au pair est régulièrement fatigué le lendemain pour s’occuper des enfants, il faudra en discuter ensemble, en comprendre les raisons et trouver une solution.

 

#2. Mon au pair à toujours son téléphone à la main, même pendant les heures de garde

L’au pair passe son temps à regarder son portable, il le garde avec lui toute la journée. Vous vous demandez  s’il accorde vraiment du temps à vos enfants.

Ceci est malheureusement un mal plus général de notre décennie qui ne concerne pas que la génération Y ou Z. On a parfois du mal à se « déconnecter » de notre smartphone qui est devenu notre lien social avec le monde qui nous entoure (et c’est encore plus vrai pour votre au pair).

Il est important de voir ici la qualité du travail de l’au pair, « Les enfants sont-ils heureux en sa présence ? », « Est-ce que l’au pair trouve des activités ludiques pour les enfants ? », « La sécurité, l’attention, l’écoute, qu’en est-il ? »… En effet, s’il n’accorde aucune importance au temps passé avec les enfants, alors il préférable d’en discuter pour en comprendre les raisons.

L’idée est de pouvoir trouver un terrain d’entente, avec un travail bien fait (et avec implication), tout en préservant les échanges avec les enfants.

Il peut être également judicieux d’instaurer quelques règles dans la maison (valables pour l’au pair mais aussi les parents ! ) surtout si vous avez des enfants en bas âge (pour lesquels on connait la nocivité de l’exposition à des écrans) : pas de smartphone dans les moments de vigilance (le bain par exemple) ou de convivialité (quand on dine tous ensemble).

#3. Mon au pair est fan d’Instagram, de Snapchat et je crains qu’il ne poste des photos de mes enfants.

Avec l’explosion des réseaux sociaux, chacun raconte sa vie personnelle notamment via des images.

Dès leur arrivée, il est donc important d’informer votre pair sur l’importance du droit à l’image.

Tout comme vous autorisez ou non l’école/ la crèche à diffuser des photos de vos enfants, vous devez rappeler ce droit à l’image à votre au pair.

Il doit savoir que,  sauf autorisation de votre part, il ne doit pas diffuser de photos relatives aux enfants, à la famille, à l’environnement (logement….) sur les réseaux sociaux.

Cela peut vous paraitre évident mais cela ne coule peut être pas de source pour lui !

Communiquez pour une entente intergénérationnelle

Comme on peut le voir, certaines situations peuvent être difficiles à comprendre pour la famille alors que tout à fait normales pour l’au pair.

Avant toute chose, chaque relation doit être construite sur des bases de respect (prévenir, politesse), de communication (exprimer, écouter) et d’échanges (activités, connaître l’autre). Il n’y a pas réellement de DO ou de DON’T, mais une attitude correcte, avec du bon sens. Chaque famille et chaque au pair sont différents. Il n’y a qu’une discussion calme et ouverte qui apaisera les tensions, pour cela il est important de prendre le temps. On sait que vous en manquez et que vous courrez après…. mais cela en vaut la peine, vous le constaterez sur les enfants. Promis, c’est du vécu.

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